Né le 17 décembre 1951, Eric Guilloud, père de 4 grands enfants, a toujours été passionné par tout ce qui vole. A l’âge de 23 ans, il aperçoit le premier delta plane, c’est le coup de foudre. Il apprend à voler avec un ami puis s’adonne à ce sport durant plus de 16 ans dans toutes les conditions (sous la neige, dans le brouillard, les nuages…). Il en devient champion suisse en 1976.
Après avoir travaillé 15 ans dans le commerce des pierres précieuses, il crée sa propre société en 1995. Il travaille très dur durant 14 ans, puis en 2010 décide de se mettre à l’ULM. Il découvre ces drôles de machines, est séduit par la liberté qu’elles offrent. Son brevet en poche, il commande son premier appareil qu’il va chercher à Naples chez le fabriquant, la société Tecnam. C’est la passion. Il fait 480 heures en 12 mois : Valence au sud de Barcelone en octobre 2011, le tour du Maroc en mars 2012, le Cap nord en août, la Croatie et la Grèce en septembre, plusieurs fois l’Ile d’Elbe, la Corse et la Sardaigne, la Suisse et la France dans toutes les directions. Désormais retraité, il travaille sur un nouveau projet : rallier les Iles marquises depuis Genève et retour. Un périple de plus de 8 mois traversant 35 pays dont une centaine de villes et plus de 70’000 km à parcourir. Pour cela il commande une nouvelle machine, un Dynamic WT9, ayant une plus grande autonomie (1800 km) et permettant une vitesse plus élevée (260 km/h). Le départ est agendé pour le 15 septembre 2013, à suivre sur www.flight-marquises.com/.
Plusieurs adjectifs pourraient décrire Eric : persévérant, opiniâtre, obstiné, courageux, vif, cherchant toujours tous les moyens pour atteindre son but. Féru de montagne, été comme hiver en peaux de phoque, il a appris la ténacité pour atteindre ses objectifs. Eric aime les choses vraies, il a un goût prononcé pour la liberté et les challenges. Très ouvert, il adore découvrir de nouvelles choses, des endroits inconnus, des modes de vie différents. Il aime aller à la rencontre des gens. D’une vitalité mentale et physique débordante, il n’est jamais fatigué, toujours positif, toujours optimiste.
Ce voyage aura également pour but de récolter de l’argent pour l’association Morija, de mon ami Dominique Hugli, qui, avec de nombreux autres volontaires (dont Bernard Tochon et Albert Schopfer), pratique, trois fois par année, au Burkina Faso dans une unité mise en place par ses soins, des opérations orthopédiques permettant d’améliorer la qualité de vie de centaines de personnes (voir www.morija.org). Je tiens par la présente à leur rendre hommage pour leur générosité et pour le travail exceptionnel qu’ils réalisent.
